Définition
Le rendement d'un investissement supposé sans risque de défaut et avec un risque de réinvestissement négligeable sur un horizon spécifié ; utilisé comme référence dans les modèles d'actualisation et d'évaluation des actifs.
Principe
Principe
Il constitue la référence zéro risque pour la valeur temporelle de l'argent et le coût d'opportunité, permettant d'exprimer les rendements attendus des autres actifs comme des écarts par rapport à ce rendement sûr.
Démonstration
Démonstration
Dans la pratique, on utilise souvent comme proxy les titres publics à court terme d'États hautement notés ; pour une valorisation à trois ans, le rendement de l'obligation d'État à trois ans est fréquemment choisi comme taux sans risque.
Mauvaise application
Mauvaise application
Employer un proxy inapproprié (par exemple, un souverain peu liquide en difficulté ou une échéance non correspondante) ou ignorer l'inflation et les écarts de devise conduit à des taux d'actualisation et des évaluations erronés.
Conséquence
Conséquence
Un taux sans risque correctement choisi permet une actualisation cohérente, des estimations du coût du capital homogènes et des valorisations comparables lorsque les autres paramètres sont alignés.
Inversion
Inversion
Traiter tout rendement observé comme sans risque sans ajustement pour le défaut, l'inflation, la liquidité ou le risque de change inverse le concept et génère des références trompeuses.
Limite
Limite
Le taux sans risque est une construction idéaliste ; en pratique il constitue un proxy soumis au risque de crédit souverain, à la liquidité, à la prime de terme et aux considérations de devise, et se définit pour un horizon et une monnaie choisis.
Tension sémantique
Tension sémantique
Tension entre la pureté théorique (un taux réellement sans défaut) et les proxies pratiques (rendements d'État), ainsi qu'entre taux nominaux et réels lors de l'ajustement des attentes d'inflation.
Synthèse
Synthèse
Le taux sans risque est la référence de base, spécifique à l'horizon et à la monnaie, supposée exempte de défaut et de risque de réinvestissement ; il ancre l'actualisation et les primes, mais son choix pratique exige un ajustement attentif aux frictions du monde réel.